La cigale

La cigale en Grèce et à Rome : deux perceptions totalement différentes.
Si la cigale est pour nous synonyme de ciel bleu et d’odeurs de pin, bref de vacances au soleil, la perception que les Grecs et les Romains en avaient variait considérablement.

Statère en argent de la cité de Phasélis (Asie Mineure), IVe siècle avant J.-C.

Certes, le point commun des deux cultures est de considérer la cigale comme une insouciante chanteuse. Mais chez les Grecs, qui très tôt ont compris le mécanisme qui permet à la cigale d’émettre ses stridulations, la cigale est une messagère des dieux, et particulièrement d’Apollon et des Muses : son chant est pour eux une mélodie, bien supérieure aux sons que peut émettre une lyre.

Les Grecs offraient d’ailleurs à Apollon des cigales d’or, de cristal ou de terre cuite.

Broche en forme de cigale. Germanie orientale, IVe siècle après J.-C., bronze. Metropolitan Museum, inv. 1993.263.

Pour les Romains, au contraire, le chant des cigales n’a rien de mélodieux : elles « fatiguent de leur chant », nous dit Virgile. Pour le même Virgile, elles n’émettent que des sons rauques.

La mouche