Les fables animalières

Donner la parole aux animaux pour en tirer une morale

Procédé d’enseignement destiné à l’apprentissage des enfants, il est connu en Europe et en Orient.

La cigale et la fourni, le loup et l’agneau … les fables de Jean de la Fontaine font partie de notre patrimoine ; nous en avons tous appris à l’école !

On sait moins ce que Jean de la Fontaine doit aux générations de fabulistes qui l’ont précédé. En Grèce, Ésope (VIe siècle avant J.-C.), et à Rome, Phèdre (début du Ier siècle après J.-C.), donnent déjà la parole aux animaux. Ces fables ont constitué une source d’inspiration pour les fabulistes ultérieurs.

Ésope en discussion avec un renard. Médaillon de coupe attique à figures rouges, vers 470 avant J.-C., Vatican, Musée Grégorien.

Les fables sont aussi un genre littéraire bien connu dans d’autres cultures : ainsi dans le Panchatantra, recueil de fables du monde indien (dont certaines fables remonteraient au VIe siècle avant J.-C.) et le Livre de Kalila et Dimna, traduction en arabe du Pachatantra par Ibn-al-Muqaffa, au VIIIe siècle après J.-C.). Ils constituent les équivalents de nos fables occidentales et étaient destinés à l’éducation des princes.

Livre de Kalila et Dimna, fable du roi-lion et du chacal. Codex du XVIIIe siècle, Metropolitan Museum, inv. 1981.373.86.
Livre de Kalila et Dimna, fable du renard au tambour. Codex du XVIIIe siècle, Metropolitan Museum, inv. 1981.373.29.

Histoires de cigales et de fourmis