Éthique et politique d’acquisition

Questions de « devoir de diligence » : accroître une collection avec éthique

Membre de l’ICOM depuis 2013, les conservateurs de la Fondation Gandur pour l’Art réalisent au quotidien une recherche sur la provenance des objets archéologiques susceptibles d’accroître nos collections.

Il faut en effet s’assurer que les objets sont authentiques, qu’ils sont de provenance sûre et ne sont pas réclamés par un pays tiers comme ayant été volés et qu’ils sont en ordre d’importation. En ces temps troublés, où le trafic illicite de biens culturels prospère partout, nous devons redoubler de précautions lorsqu’il s’agit d’acquérir un bien archéologique.

Les objets peuvent être au cœur de trois types de fraudes : le vol (objets volés soit à un État, soit à un propriétaire privé) ; l’exportation illicite avant ou après l’entrée en vigueur des lois applicables à leurs pays respectifs.

Avant l’achat d’un objet, les conservateurs mènent un travail de diligence, entre autres en vérifiant sur les listes rouges des biens culturels volés (bases de données d’Interpol, de l’Unesco et de l’ICOM, l’Art Loss Register) que l’objet en question n’y figure pas.

Tous les objets archéologiques de notre collection ont donc été acquis dans le respect de la Loi suisse sur le Trafic des Biens Culturels (2005, LTBC).

Les objets de l’exposition